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Les Augustins de l'Assomption animent le centre d'accueil de Valpré depuis 1947. D'abord maison d'étude pour la congrégation, le centre s'est ouvert aux groupes et aux associations dans les années 70. Totalement rénové en 1997 Valpré connait aujourd'hui une expansion croissante. Valpré accueille de nombreux groupes de professionnels, sans pour autant réduire son accueil de groupes confessionnels. Les Assomptionnistes accompagnent le développement de cette "oeuvre-entreprise".
La pastorale à Valpré s'appuie sur les compétences multiples que fédère Valpré ainsi aux cotés de la communauté des Assomptionnistes près d'une vingtaine de salariés assurent un accueil chaleureux et de qualité, un groupe de familiers la "Communauté Chrétienne" propose des animations diverses.


 

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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 10:16

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La force de la vie

Injustices, coups et blessures, lynchage et

meurtre…Souvent, la spirale de la violence

paraît ne pas avoir de limites.

Et pourtant, ce passage de l’évangile de

Matthieu apporte une réponse décisive : le

fils du maître de la vigne, c’est-à-dire Jésus,

donne librement sa vie. Son Père ne l’abandonne

pas. La puissance de la résurrection est

plus forte que toutes les forces de mort. Jésus

met un terme définitif au cycle infernal de la

souffrance et de la vengeance.

Munis de cette conviction fondamentale,

puissions-nous réorienter, dynamiser, renouveler

toutes nos relations. Éteignons les foyers

de conflit avant qu’ils ne brûlent tout en nous

et autour de nous. Soyons des faiseurs de paix.

Témoignons de la force de cette vie. Elle nous

vient de Dieu lui-même.

 

Père Jean-François Petit,

assomptionniste

en communauté à Paris,

France

 

TROUVER SA VOCATION AVEC LES ASSOMPTIONNISTES ?

« Viens et vois! » Cet appel, l’Assomption a été, il y a plus de 30 ans, la première congrégation en

France à oser le lancer à des jeunes, allant jusqu’à partager avec eux la vie de ses communautés.

Aujourd’hui, foyers ou communauté d’accueil et de discernement permettent à des jeunes étudiants

et à des jeunes professionnels d’approfondir leur foi à travers une vie de partage, d’amitié, de prière

et de service…Véritables « écoles de vie », pareilles propositions invitent chaque jeune à chercher

et donner un sens à sa vie pour fonder toute son existence sur le Christ. « La foi ne résulte pas d’un

choix éthique, mais d’un événement, d’une rencontre qui donne à une vie son orientation décisive » disait

Benoît XVI dans l’introduction à sa première encyclique. En proposant la vie communautaire à des

jeunes, l’Assomption actualise le charisme de son fondateur en cherchant à créer l’événement qui

leur permettra de rencontrer toujours plus le Christ, de grandir dans l’amitié avec lui et d’oeuvrer

pour que vienne son règne.

Par valprepastorale.over-blog.com
Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 10:09

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Les interrogations que soulève l’initiative privée d’une confession par téléphone pour 0, 34 cts d’euro méritent une petite réflexion sur cette étonnante proposition qui n’est pas une forme extraordinaire d’un rite  de l’Église catholique.
 

Pénitence ou Confidence ?  : quelques observations sur la polysémie du nom Confession.


Le terme même de confession ne recouvre pas aujourd’hui un seul et unique sens. Que l’on soit catholique ou non, que l’on soit jeune ou plus âgé, que l’on soit pratiquant occasionnel ou très régulier… la compréhension du sens du mot confession est variable. En effet quel rapport y a-t-il entre la rencontre personnelle avec un prêtre dans un confessionnal discret et silencieux (souvenir qu’en ont le plus souvent nos aînés) et la pièce-studio de la ferme des célébrités de TF1, où l’interlocuteur qui reçoit les confidences de la « célébrité »  est une caméra reliée à plusieurs millions de personnes
invisibles et silencieuses (représentation générale des jeunes générations) ?


En utilisant les termes de « Seigneur » et de « confession », le Fil du Seigneur,  confessez-vous par téléphone jette la confusion et entretient un malentendu abusif pour des termes qui, une fois associés, appartiennent au champ lexical de l’église. Mais au bout du fil, il n’y a ni prêtre ni Seigneur pour vous écouter !


Le Fil du Seigneur, confessez-vous par téléphone
n’a pas inventé un concept ! Il propose ce qui existe depuis longtemps dans l’église et dans d’autres associations où des professionnels de l’écoute accueillent le drame de la solitude, des angoisses, des peines, et toutes les confidences de ceux qui composent des numéros de téléphone dédiés et reconnus. Mais il en parasite consciemment l’esprit. En brouillant le sens des mots, en jouant sur leur combinaison, en exploitant le temps du carême pour lancer cette initiative (temps privilégié pour se préparer à vivre réconcilié avec les fêtes de Pâques qui approchent), les concepteurs de cette initiative privée ne s’y sont pas trompés ! Le trouble existe, et plus grave encore : il y a dol. La proposition payante du Fil du Seigneur, confessez-vous par téléphone est totalement étrangère au sacrement de pénitence et de réconciliation qu’offre gratuitement l’église catholique.


Un garde-fou : Le Rituel.

Les sacrements de l’église sont au service des personnes. Les conditions de forme pour les sacrements, sont codifiées par les rituels, afin d’éviter tout excès ou interprétation  délirante.

Le rituel du sacrement qui nous occupe et que l’on appelle un peu rapidement la confession (qui n’en est qu’un aspect), s’intitule en fait Célébrer la pénitence et la réconciliation.

Le sacrement n’est pas centré sur la seule parole du pénitent, a fortiori sur son péché ! Il est d’abord une invitation à la conversion (pénitence) et à la croyance en la Bonne Nouvelle (Mc 1, 15) ; il s’inscrit dans l’histoire du Salut dont parlent les prophètes de l’Ancien Testament et qu’accomplit Jésus Christ. Dans le sacrement, la Parole de Dieu tient une place majeure entre le prêtre et le pénitent mais aussi dans un cadre ecclésiale communautaire. Cette Parole révèle la dignité insoupçonnée de l’homme et la profondeur du mal, pour une prise de conscience du pénitent et de l’église de cet avenir que Dieu ouvre aux hommes. Le sacrement dans le rituel de l’église est également une occasion de joie profonde pour ceux qui sont reconnus et accueillis, prolongeant ainsi la façon dont Jésus se comportait avec les « mal aimés » et les « mal aimant » ; ces derniers découvrent le prix qu’ils ont aux yeux de Dieu.

Si elle comporte une dimension individuelle, la démarche du rituel de l’église est aussi comme pour tout sacrement une démarche ecclésiale. La notion de corps ecclésial, de communauté est fondamentale. Il s’agit pour l’église entière, de vivre réconciliée ad intra et ad extra, l’Evangile au cœur du monde pour manifester la Sainteté de Dieu. Pour cela la communauté ecclésiale a besoin de la grâce du Seigneur, de son pardon, de sa tendresse et de sa force, mais aussi du soutien et de la prière de tous ses membres.  Cela se concrétise de multiples façons : le pardon mutuel, le partage, le refus de l’injustice, l’engagement apostolique la prière,…

Le rituel propose plusieurs modalités pour vivre le sacrement. Le plus souvent, le sacrement est préparé par un temps de prière en communauté, puis chacun va rencontrer individuellement le prêtre pour reconnaître ses péchés, recevoir une satisfaction (le prêtre donne un conseil au pénitent en fonction de la gravité et de la nature de ses péchés), prier, recevoir l’absolution, et reconnaitre la miséricorde de Dieu en rendant grâce. L’action de grâce se fait le plus souvent en commun par tous ceux qui ont reçu l’absolution.

La présence d’un prêtre, ministre ordonné de l’église, est absolument requise pour le sacrement de pénitence et réconciliation. Le prêtre n’est pas présent en son nom propre, mais au nom de la mission de service que lui a donné l’église. Il est au service d’une rencontre personnelle. Les présences réelles du prêtre et du pénitent face à face, permettent l’irremplaçable rencontre et une communication incarnée toute en nuance : paroles, silences, attitudes,… que le téléphone ne permet pas d’apprécier.

Le poids des mots

Le rituel au numéro 5 affirme que « chacun des mots peut, d’une certaine façon, être utilisé pour désigner la réalité en cause ; mais il faut cependant noter qu’aucun, à lui seul, ne peut exprimer de façon adéquate le tout du sacrement.

Confesser, (du verbe latin confiteri qui signifie reconnaître comme évident, dévoiler, indiquer, avouer, manifester,…), c’est donc avouer à la fois le mal commis, mais surtout reconnaître l’amour et le pardon du Seigneur toujours offert. 

Conversion, (du latin conuersio qui signifie changement, mutation, révolution,...) désigne le changement radical d’orientation de toute la vie. Il s’agit de retrouver la vie de disciple selon l’Evangile.

Pénitence, exprime l’ensemble des actes de l’homme par lesquels ce changement d’orientation s’opère et fructifie tout au long de la vie.

Pardon, renvoie à l’initiative de Dieu qui fait miséricorde.

Réconciliation désigne surtout le but et le résultat de tout le processus : l’amitié renouée entre Dieu et l’homme : l’Alliance !

Parler seulement de conversion ou de pénitence risque de centrer l’attention uniquement sur les efforts de l’homme. à l’inverse, parler seulement de pardon risque de conduire à ne voir que le don de Dieu, en omettant ce qui relève de la démarche de l’homme. Enfin parler de réconciliation seulement, c’est affirmer trop vite comme une chose acquise ce qui ne se réalise qu’en terme de processus. Pour être réconcilié, il ne suffit pas que Dieu veuille pardonner au pécheur ; il ne suffit pas que le pécheur regrette ce qu’il a fait ; il faut que pardon et repentir se rejoignent.

La malhonnêteté patente des instigateurs de cette initiative le Fil du Seigneur,  confessez-vous par téléphone interroge l’Eglise. Cette initiative nous provoque peut-être à préciser le sens du sacrement de pénitence et de réconciliation, la manière dont nous en parlons et le proposons.  Le Fil du Seigneur,  confessez-vous par téléphone nous oblige à considérer encore plus, les demandes de nos contemporains : d’un besoin de « se confesser », d’une écoute personnelle de leur vie et de leur parcours fait d’ombre et de lumière, d’une discrétion, d’une disponibilité réelle, de temps et bien sur d’une parole de personne à personne. Le Sacrement contient cet offre et bien plus encore, le tout : gratuitement et accompagné par un frère réel et non virtuel qui écoute ! Alors quelle réponse pour cette demande de nos contemporains ? 

 

 

Par valprepastorale.over-blog.com
Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 23:18

lazare_pauvre5.jpg

De quel côté nous situons-nous?

«Le coeur de l'homme est compliqué et

malade! » N’est-ce pas ce que nous

découvrons souvent en scrutant notre propre

coeur ? C'est pour nous aider à y voir plus

clair que Dieu nous adresse sa Parole. Et,

pour nous encourager à faire les bons choix,

il force volontiers le trait. Par la bouche du

prophète Jérémie, il met en contraste radical

les « deux voies » qui se présentent à

nous.

Et Jésus, en nous racontant la parabole du

riche et de Lazare, nous fait entrevoir

l’aboutissement de ces deux voies. Jésus,

comme Jérémie, met en évidence le « grand

abîme » qui sépare celui qui « met sa

confiance dans le Seigneur » de celui dont

« le coeur se détourne du Seigneur ».

De quel côté nous situons-nous? Il n’est pas

trop tard pour écouter Moïse et les

prophètes, pour vivre, avec Jésus, le grand

commandement qui les résume tout entiers,

et pour nous porter, avec lui, « là où Dieu est

menacé dans l’homme et où l’homme est

menacé comme image de Dieu » (Règle de

Vie des Augustins de l’Assomption). _

 

 

Père André Brombart,

assomptionniste

assistant général

en communauté à Rome,

Italie

 

QUE FONT LES ASSOMPTIONNISTES EN FRANCE?

Dans un monde fracturé, dans une Église divisée, les Assomptionnistes veulent être des hommes

de communion et de partage, solidaires des plus pauvres. Unité, vérité et charité sont indissociables.

Rejetant les préjugés et les exclusions, ils s’engagent dans l’accueil et le dialogue.

En France, ils travaillent dans de nombreux secteurs, notamment auprès des sans-papiers, des

migrants ou des malades. Ils accompagnent de nombreux pèlerinages, en Terre sainte, sur les pas

de saint Paul, et bien sûr à Lourdes, le 15 août pour le Pèlerinage national. Présents dans des

mouvements de jeunes, ils animent aussi la vie de paroisses. Ils sont investis dans la recherche

théologique et dans l’enseignement. Certains travaillent dans un groupe de presse qu’ils ont fondé

en 1873, Bayard, oeuvre-entreprise qui leur permet de faire vivre et entendre une présence

chrétienne au sein de la société française mais aussi dans de nombreux pays du monde.

Par valprepastorale.over-blog.com
Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 14:20
SallanchesSalomeJesus.jpg

Après un déplacement parisien et la coupure internet, vous ne pouviez suivre notre chemin vers Pâques avec les assomptionnistes. Rassurez vous voici le commentaire de ce jour


Vivre de la vie du Christ

Les deux frères dont nous parle l’évangile

de ce jour avaient-ils besoin de leur

mère pour être introduits auprès de Jésus ?

Surtout vu la demande qui est faite pour

eux, et la réponse qu’eux-mêmes sont

capables d’adresser à Jésus !

Cette mère cherche à placer ses fils auprès

d’un homme de pouvoir. Son désir vise à

leur permettre d’être aux cotés de Jésus, un

peu comme de proches collaborateurs.

Jésus, dans sa réponse aux disciples, les

invite à entendre autrement le désir exprimé

par leur mère. Jacques et Jean sont soudain

conviés à demeurer avec le Christ.

Et c’est bien de cela dont il s’agit. Vivre de

la vie du Christ suppose d’être serviteur

comme lui. C’est ce chemin que Jésus

propose aux disciples pour qu’ils partagent

sa royauté. Jacques et Jean n’en espéraient

sans doute pas autant ! _

 

Père Benoît Gschwind,

assomptionniste

en communauté à Paris,

France 
Par valprepastorale.over-blog.com
Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 08:30

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Un appel pour aujourd’hui

LA PREMIÈRE LECTURE NOUS PLONGE dans

l’histoire du peuple d’Israël et l’apprentissage

de la loi du Seigneur, pour le peuple

qui devient celui choisi par Dieu. Le peuple

se trouvant dans le désert apprend à connaître

son Dieu. Le terme « aujourd’hui », répété trois

fois, rythme ce texte. Il peut être un appel à la

conversion dès aujourd’hui.

Dans l’évangile, nous pouvons voir tout au

long du chapitre 5 comme Jésus apprend à ses

disciples le nouveau commandement : celui

d’amour, qui dépasse toute frontière, race ou

religion. C’est un « aujourd’hui » pour nous

aider à dépasser tout ce qui peut nous séparer

de nos frères, de nos voisins… Jésus nous

demande de les aimer dès maintenant, comme

il nous a aimés. Ainsi, nous serons reconnus

comme ses disciples.

Le Carême peut être pour nous ce que le désert

ou la montagne était pour le peuple d’Israël

ou les disciples. Un lieu, un moment particulier

où ils sont appelés à la conversion, où Dieu

prend son temps pour changer radicalement

notre coeur de pierre en coeur de chair.

Le père Emmanuel d’Alzon, fondateur des

Assomptionnistes, a donné comme devise à la

congrégation qu’il a fondée « Que ton règne

vienne ». Une devise que chacun peut s’approprier

encore aujourd’hui. Le Carême s’y

prête bien. _

 

Iulian Andrei,

assomptionniste

en communauté à Lille,

France

 

TROUVER SA VOCATION AVEC LES ASSOMPTIONNISTES ?

« Viens et vois! » Cet appel, l’Assomption a été, il y a plus de 30 ans, la première congrégation en

France à oser le lancer à des jeunes, allant jusqu’à partager avec eux la vie de ses communautés.

Aujourd’hui, foyers ou communauté d’accueil et de discernement permettent à des jeunes étudiants

et à des jeunes professionnels d’approfondir leur foi à travers une vie de partage, d’amitié, de prière

et de service…Véritables « écoles de vie », pareilles propositions invitent chaque jeune à chercher

et donner un sens à sa vie pour fonder toute son existence sur le Christ. « La foi ne résulte pas d’un

choix éthique, mais d’un événement, d’une rencontre qui donne à une vie son orientation décisive » disait

Benoît XVI dans l’introduction à sa première encyclique. En proposant la vie communautaire à des

jeunes, l’Assomption actualise le charisme de son fondateur en cherchant à créer l’événement qui

leur permettra de rencontrer toujours plus le Christ, de grandir dans l’amitié avec lui et d’oeuvrer

pour que vienne son règne.

Par valprepastorale.over-blog.com
Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 11:02

Sainte-face-1-copie-1.jpg

Notre justice

«La perfection n'est pas de ce monde »,

et « le mieux est l'ennemi du bien ».

Pourtant, nous recevons aujourd'hui l'appel

exigeant à un surpassement : « Si votre

justice ne surpasse pas celle des scribes et

des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le

royaume des cieux. » Je ne crois pas que

Jésus nous appelle à un effort surhumain.

S'il nous inquiète sans doute, il nous montre

cependant le lieu où nous allons apprendre

notre justice.

L’évangile nous invite à nous réconcilier

d’abord avec notre frère. Nous connaissons

aussi ces versets du prophète Isaïe :

« Renvoyer libre l'opprimé, partager ton

pain avec l'affamé, ramener chez toi le pauvre

des rues, couvrir celui que tu vois nu,

c'est ta propre chair que tu ne fuis plus.

Alors, devant toi marchera ta justice. »

(Is 58, 6-8.) Je pense que c'est plutôt là que

se joue la justice. Jésus nous montre celui qui

pique ou blesse notre vie : « notre adversaire

». Le don de Dieu – nos vies fragiles –

peut déborder en espérance de paix ou en

gestes de réconciliation. Notre justice est

dans ce don.

 

Frère Régis Grosperrin,

assomptionniste

en communauté à Toulouse,

France


QUE FONT LES ASSOMPTIONNISTES À TRAVERS LE MONDE?

L’Orient chrétien, c’est-à-dire le monde des Églises orthodoxes, les passionne. Ils sont ainsi présents
à Moscou, Bucarest, Plovdiv (Bulgarie), Jérusalem ou Istambul. La mission les pousse à voir toujours
plus loin. Tout récemment, ils sont partis fonder au Viêtnam, aux Philippines et au Togo pour semettre
au service de la jeunesse de ces pays, mais aussi des populations les plus pauvres. Bâtisseurs de
sanctuaires en Argentine ou au Chili, ils ont aussi rénové ou reconstruit, pour les humaniser, des prisons
au Congo et àMadagascar. Ils travaillent dans le domaine de l’éducation et de la formation. Sans cesse,
ils privilégient les actions à portée sociale pour changer les coeurs, les mentalités, la société. La clef
de voûte qui unifie leur vie est résumée par cette invitation que leur offre leur règle de vie : « Se porter
là où Dieu est menacé dans l’homme et l’homme menacé comme image de Dieu » 
Par valprepastorale.over-blog.com
Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 19:47
DAF-VALPRe-FEV10-019.jpg DAF VALPRé FEV10 005

Valpré pendant une semaine a accueilli l'ensemble du "presbyterium" que rassemble le diocèse aux armées françaises. Plus de 150 aumôniers de toute la France, des DOM et TOM, en mission dans les pays où l'armée française est en opération étaient rassemblés autours de leur nouvel évêque: son excellence Monseigneur Luc Ravel.
Il s'agissait de journées d'études sur le question du sacerdoce ministériel.

Vous trouverez ci après l'invitation officielle au Pèlerinage militaire de Lourdes 2010, enregistrée dans notre chapelle... Merci chers amis pour votre visite à Valpré !


Blaise Rebotier, Pèlerinage Militaire International Lourdes


 
Par valprepastorale.over-blog.com
Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 15:12

EAU04 371-traces-pas-desert
Demandez, vous obtiendrez

Cette parole de Jésus semble simple à

comprendre, mais elle est difficile à

mettre en pratique. Si Jésus a insisté sur ce

commandement il y a deux mille ans, c’est

qu'il a toujours posé problème aux hommes.

Aujourd’hui, en ce début de Carême, ces

mots nous sont adressés par l’Église, qui a

conservé et transmis fidèlement la parole du

Christ. Et c’est à nous de les écouter et de les

faire nôtres, comme si c’était le Christ luimême

qui les disait à chacun de nous, qu'il

nous invitait à nous rassembler autour de

lui et à devenir ses disciples.

Mais à qui demander ? Comment

demander ? Que demander ? Voilà les

questions de nombre de nos contemporains

et surtout des jeunes de mon âge, qui n’ont

pas appris à demander et à qui rien n'a

vraiment été transmis ou qui découvrent

tout. Souvent, rien ne nous a été donné en

héritage, si ce n'est un : « Tu es grand, tu

peux choisir tout seul ! » En expérimentant

moi-même cette « liberté », j’ai seulement

compris que les questions essentielles, les

demandes existentielles s’accumulent. Alors,

notre coeur assoiffé souffre, cherchant à qui

demander de l'aide et reconnaissant que,

seul, il ne peut rien!

Dans l’évangile d’aujourd’hui, le Christ

m’adresse une parole de réconfort, qui n’a

pas peur de me rejoindre dans mon désarroi.

Il m’invite à le suivre dans le désert pendant

quarante jours en adoptant une attitude

de fils comme lui, et en demandant au Père

les « bonnes choses » qu'il est prêt à me

donner. La prière toute confiante et tout

abandonnée de la reine Esther, dans la première

lecture, me montre quelle voie

emprunter pour devenir fils devant le Père.

C’est ce chemin que le Christ m'indique

pour traverser ma vie de désert et rejoindre

le Père : il m'attend bras ouverts, avec une

table remplie des bonnes choses dont j’ai

besoin pour comprendre son amour profond

pour moi. _

 

Frère Martin Dulchev,

assomptionniste

en communauté à Florence,

Italie

Par valprepastorale.over-blog.com
Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 13:28

jonasicone.jpg

Un Dieu étonnant et déroutant

 

À quelle conversion Jésus m’appelle-t-il

aujourd’hui ? Pour moi, qui sont les gens

de Ninive? Ces personnes à qui je n’accorde

pas ma foi, ces personnes dont je ne crois pas

la conversion possible? Celles que j’exclus

de mon cercle, de mon clan, de ma race_ de

ma chapelle et de mon église.

Et si c’étaient elles qui m’indiquaient un

chemin vers Dieu? Et si c’étaient elles qui

me parlaient de Dieu?

Car Dieu est étonnant. Son passage dans

ma vie est déroutant. Il aime tellement parler

par les autres, ceux qui me paraissent

étrangers ou différents.

Qui est alors le Jonas de ma vie ? Qui est

ma reine de Saba ? Riche ou pauvre, puissant

ou faible, proche ou lointain, le Seigneur

se sert de multiples instruments pour me

faire signe et parler de lui. C’est sa Parole –

si riche en ce temps de Carême – qui me

permet de découvrir celui qui est plus grand

que Jonas et que Salomon, celui qui

m’indique la voie de la vie et du bonheur.

Seigneur, donne-moi la simplicité des païens

de Ninive, pour écouter ta Parole et les

personnes que tu mets sur ma route : elles

me parlent de toi.

 

Père Bernard Holzer,

assomptionniste

en communauté à Manille,

Philippines

 

ASSOMPTIONNISTES : FILS SPIRITUELS DU PÈRE EMMANUEL D’ALZON

Le père Emmanuel d’Alzon, fondateur des Assomptionnistes fut un passionné de Jésus Christ. Sa

passion, transmise à ses frères demeure vive encore aujourd’hui. La devise qu’il choisit pour sa

congrégation est symbolisée par les lettres « A. R. T. » :

Adveniat regnuum tuum. Que ton règne vienne !

Avec pugnacité, ses fils spirituels veulent témoigner à temps et contretemps du Christ, chemin de

vie et de vérité. D’où qu’ils viennent, les Assomptionnistes ont toujours privilégié la vie

communautaire : leur quotidien est de vivre, prier, aimer et agir comme des frères. Appelés par le

Christ, ils sont envoyés par lui pour servir leurs frères en annonçant la Bonne Nouvelle, témoigner

de la miséricorde du Père et servir l’Église. Comme le dit saint Paul, auquel le père d’Alzon emprunte

sa devise personnelle, ils revêtent le Christ pour faire leur ses sentiments, ses paroles, ses actions.

Par valprepastorale.over-blog.com
Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 00:14

notre_pere.jpg

Notre Père

 

La prière du Notre Père ! Nous l’avons

dite tant de fois en famille, entre amis,

entre frères rassemblés et ce, eucharistie

après eucharistie. Elle est de toutes nos

célébrations : les baptêmes comme les

premières communions, les mariages et les

prières à la maison, mais aussi les obsèques

et les soirs d’angoisse.

Pourquoi ? Parce que cette prière ne se

« fait pas », elle « nous fait » : elle nous

construit dans le temps. Mots après mots,

dans tous les lieux où nous la murmurons

elle fait de nous des fils et des filles de

ce Père vers lequel le Fils nous invite à nous

tourner.

L’Assomptionniste que je suis, s’attache

chaque jour, avec ses frères et soeurs de la

famille de l’Assomption, à méditer

particulièrement une des demandes du

Notre Père : « Que ton règne vienne ! »Cette

demande est la devise que notre fondateur,

le père Emmanuel d’Alzon a voulue pour

notre congrégation.

Elle est aussi notre mission au coeur de

l’Église : « faire venir le Règne de Dieu en

nous et autour de nous », c’est-à-dire

accepter de devenir fils et frère de tous

pour qu’un jour tous les hommes puissent

dire « Notre Père » en vérité.

 

Père Sébastien Antoni,

assomptionniste

en communauté à Valpré, Écully (69),

France

--------

QUI SONT LES ASSOMPTIONNISTES ?

La passion commune des Assomptionnistes est de redonner sa place à Jésus Christ. L’Évangile est

leur boussole. À la suite de Jésus, ils choisissent la pauvreté, la chasteté et l’obéissance qui sont les

trois voeux traditionnels que prononce tout religieux. L’inconnu ne les effraye pas. Ils sont partis très

tôt à la rencontre des Églises orthodoxes, en Europe centrale et orientale. Passionnés par l’Évangile

qu’ils veulent répandre en tout lieu et partager avec tout homme, ils se sont mis au service des plus

pauvres et des laissés-pour-compte, tout comme à celui des personnes qui ont un pouvoir de

décision dans la société, notamment à travers la presse et l’édition. Hommes d’action, ils ne travaillent

pas seuls mais fédèrent autour d’eux les bonnes volontés. Nombreux sont les laïcs qui oeuvrent à

leurs cotés. Au service de l’Église et des vocations, ils accueillent dans leurs communautés de

nombreux jeunes pour les aider à discerner leur vocation et à donner du sens à leur vie. En un mot,

ils sont hommes de foi et hommes de ce temps !

Par valprepastorale.over-blog.com
Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 10:24

banias.jpg


Nous poursuivons la méditation des Évangiles du carême, aujourd'hui avec le P. Jacques Nieuviarts

Simon-Pierre, notre frère de sang

 

La fête de la Chaire de saint Pierre place

un magnifique caillou blanc sur le chemin

de Pâques.

Jésus est allé avec ses disciples jusqu’aux

sources du Jourdain, au pied du mont

Hermon : à Césarée de Philippe, Banias

aujourd’hui. En ce lieu, de tous côtés, on

entend le chant des sources, qui peu à peu

s’assemblent pour former le Jourdain. Et

Jésus demande à ses disciples qui est le Fils

de l’homme, d’après ce que disent les

hommes. Ils disent le chant des sources,

pressentant la clarté : un prophète comme

Jean-Baptiste, Élie, Jérémie. Un homme de

la clarté de Dieu.

Mais « pour vous, qui suis-je? » Il faut donc

passer à l’acte de parole, à l’engagement de

tout son être en face de Jésus. N’est-ce pas

cela aussi pour nous la marche vers Pâques?

Entendre le chant des sources, mais

accueillir aussi, en amont, la source elle-même,

issue du coeur de la montagne, et,

s’agissant de Jésus, l’abîme d’une révélation,

qui vient de bien en amont de l’homme.

Heureux qui, comme Pierre, se laisse

traverser par cette révélation, puissance de

résurrection qui traverse l’homme et instaure

en lui la marque totale de Dieu. Et sur une

telle parole on fonde une Église, l’Église de

Jésus, plus forte que le mal, et infiniment

plus claire que les rides que nous lui

connaissons. _

 

Père Jacques Nieuviarts,

assomptionniste

en communauté à Paris,

France

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ADVENIAT : UNE AUBERGE DE JEUNESSE CHRÉTIENNE EN PLEIN COEUR DE PARIS !

Printemps 2010 : les Assomptionnistes ouvrent au coeur de Paris une auberge de jeunesse chrétienne.

Elle sera ouverte à tous les jeunes de passage à Paris. Lieu de contact entre le monde des jeunes et

l’Évangile, la foi et l’Église, elle sera un lieu d’annonce du Christ ressuscité, un lieu proposant la

radicalité de la vie fraternelle et de la prière.

L’auberge de jeunesse chrétienne Adveniat offrira toute une série de propositions :

• Participer à la prière de la communauté assomptionniste.

• Découvrir des propositions ecclésiales existantes en région parisienne (aumôneries d’étudiants,

groupes de prière, groupes bibliques,...).

• Donner quelques heures de bénévolat social (soupes populaires, banque alimentaire...).

• Visiter autrement le patrimoine religieux parisien (Notre-Dame, Sainte-Chapelle, etc.).

• Découvrir un Paris « différent »: structures d’accueil de sans-logis et sans papiers, communautés

immigrées, café chrétien,...) et rencontrer des familles autour d’un repas.

 http://www.adveniat-paris.org/

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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 09:03
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Les frères et les soeurs du Vietnam de l'Assomption se retrouvent pour 4 jours de fête et de travail à Valpré à l'occasion du nouvel an: le TET.
Belle et bonne fête à nos frères et soeurs, belle et bonne fête à nos frères vietnamiens ! Et à ceux qui dans le monde comprennent le sens profond de cette fête qui invite à la douceur, au respect et au pardon. 
Par valprepastorale.over-blog.com
Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 08:59

 Dieu ? 

Tel qu’Il est ? C’est-à-dire tel qu’Il se révèle en Jésus de Nazareth ? Ou bien fais-tu  ‘’Satan’’ comme cela est montré dans les tentations, Parole de Dieu pour ce premier dimanche de Carême.
 

‘’Si tu es fils de Dieu’’ lui est-il suggéré deux fois sur trois. ‘’Si tu es fils de Dieu’’ et puisque tu as faim, ordonne à ces pierres de devenir du pain. Mais Jésus ne veut pas. Qu’est-ce qui l’empêche ? Ne serait-il pas fils de Dieu, capable de tout faire y compris de se nourrir en transformant ‘’magiquement’’ ce qui habituellement n’est pas très nourrissant : des pierres ?


Eh bien non il n’est pas ce genre de fils de Dieu.


Et pourtant il est fils ! Que faut-il donc comprendre ? La réponse qu’il donne nous suffit-elle ? Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre.


Acceptes-tu cette parole ?


Jésus refuse de se fournir à lui-même l’aliment dont il a besoin. Attend-il tout du Père ? Conteste-t-il le primat si courant de l’économique sur d’autres nourritures encore plus nécessaires à la vie ? Jésus a jeûné. Le jeûne creuse-t-il une  faim bénéfique ? Oriente-t-il vers la reconnaissance que tout vient de Dieu ?


Que la vie et tout ce qui l’entretient est un don ?


Tout est don dit le Christ. Tout est dû disons-nous !

La différence est grande, qu’acceptes-tu de dire ?

La deuxième tentation n’attaque pas le Christ selon la formule que nous venons d’entendre, mais lui fait miroiter le pouvoir, la vanité de dominer ce qui lui permettrait de voir d’un seul regard tous les royaumes de la terre et de les posséder. Curieuse tentation qui laisserait entendre que Dieu ne les possède pas, alors que nous le disons souvent, n’est-il pas tout puissant ? La possession quelle qu’elle soit, la main mise sur les autres, avoir des royaumes sous sa propre tutelle n’est pas le fait de Dieu.


Dieu ne possède pas.


Le Satan se vante de pouvoir le faire et l’on pense qu’il en est de même pour Dieu et l’on rêve de partager tant soit peu ce pouvoir. Vouloir posséder, se vanter de régner en maître, asservir et se faire servir n’est-ce pas alors vendre son être au diable ?


Tu n’adoreras que  Dieu seul.


Dieu ne règne pas à la manière de notre imaginaire, de notre façon de faire. Dieu crée, fait advenir dans la liberté. Sa puissance est don de vie. Dieu crée le monde et ce monde ne lui appartient pas. Il le donne à ceux qui à leur tour le donneront aux autres…Le donneront… !

Accepteras-tu ce Dieu, que Jésus nous révèle et qui n’est que pur Don ? Te détourneras-tu de celui qui le singe et qui veut posséder et le monde et les hommes ?

Et voici la troisième avec de nouveau l’appellation de fils de Dieu. Es-tu bien sûr, toi ‘’si tu es fils de Dieu’’ que Dieu porte envers toi une telle bienveillance que rien ne pourrait t’arriver de pénible ? Es-tu bien sûr de sa Parole ? De son amour tel qu’il te l’a dit (cf. le baptême) ? Des preuves n’est-ce pas le minimum à exiger afin que tu sois sûr? Jette-toi en bas. Dieu interviendra et tout le monde croira ! N’est-elle pas tapie en nous quelque part cette tentation de demander à Dieu une action d’éclat pour qu’enfin on y croie ?


Non, répond le Christ, on ne met pas Dieu à l’épreuve !


Car autre est l’être de Dieu… il attire de l’intérieur du cœur. Ce n’est pas son pouvoir qu’il veut qu’on reconnaisse mais qu’il est don lui-même, purement Don au point que ce qui est, relève de ce Don.

Accepteras-tu que Dieu se taise maintenant puisqu’il nous a tout dit  et qu’entre lui et nous il y a connivence puisque s’il est Don nous sommes des donnés ? …

 Entrer dans le Carême, laisser l’Esprit agir,

faire un peu de désert,

rien que pour mieux voir Dieu et lui laisser nous dire qui nous sommes pour Lui.

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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 12:40

logo assomption
Notre vie devient lumière pour les autres

Entrer chez les pécheurs, pire encore,

manger avec eux ! Voilà qui est scandaleux

aux yeux des Pharisiens. Comme

hommes religieux, soucieux d’une grande

pureté et d’une stricte observance de la Loi,

ils se référaient certainement aussi au

psaume 1 : « Heureux l’homme qui ne prend

pas le chemin des impies, qui ne fréquente

pas l’assemblée des pécheurs. » (Ps 1, 1.)

Celui qui se prétendait être Fils de Dieu « se

souillait » en se rapprochant des publicains

et des pécheurs.

En effet, le fondamentalisme mesquin qui

caractérise l’interprétation scripturaire des

Pharisiens a conduit à une confusion entre

le péché et le pécheur. Du coup, la Loi perd

son sens car, au lieu de faire participer à la

vie en Dieu, elle fait des exclus (les pécheurs)

dans la société. Jésus survient donc comme

une interprétation nouvelle de la Loi appréhendée

comme parole d’amour de Dieu.

Jésus est donc l’Amour du coeur de Dieu

dans lequel nul n’est exclu. C’est ce qui

transparaît dans son entourage. Nul n’y est

exclu sauf ceux qui se croient être les seuls

dignes à pouvoir l’entourer et qui s’en éloignent

mécontents de voir « le pain des

enfants être jeté aux chiens ».

Le festin que le publicain Lévi offre au

Seigneur, symbolise l’ouverture d’un coeur

qui accueille « l’amoureux de tous », en la

personne du Seigneur. Il n’y vient pas seul.

Vouloir qu’il vienne tout seul, c’est vouloir

un autre que lui. Comme lui, nous sommes

tous appelés à donner de la place à tout le

monde dans notre coeur. Cela suppose de

croire au droit de chacun à la vie, et, concrètement,

de prendre en souci le désir du malheureux.

C’est de cette manière que notre vie

devient lumière pour les autres, comme le dit

le prophète Isaïe (cf. Is 58, 9-10) ; c’est ainsi

que nous pouvons devenir « d’autres

christs » pour les exclus d’aujourd’hui. _

 

Père Gervais Mulimu,

assomptionniste

en communauté à Paris,

France
 


QUE FONT LES ASSOMPTIONNISTES EN FRANCE?

Dans un monde fracturé, dans une Église divisée, les Assomptionnistes veulent être des hommes

de communion et de partage, solidaires des plus pauvres. Unité, vérité et charité sont indissociables.

Rejetant les préjugés et les exclusions, ils s’engagent dans l’accueil et le dialogue.

En France, ils travaillent dans de nombreux secteurs, notamment auprès des sans-papiers, des

migrants ou des malades. Ils accompagnent de nombreux pèlerinages, en Terre sainte, sur les pas

de saint Paul, et bien sûr à Lourdes, le 15 août pour le Pèlerinage national. Présents dans des

mouvements de jeunes, ils animent aussi la vie de paroisses. Ils sont investis dans la recherche

théologique et dans l’enseignement. Certains travaillent dans un groupe de presse qu’ils ont fondé

en 1873, Bayard, oeuvre-entreprise qui leur permet de faire vivre et entendre une présence

chrétienne au sein de la société française mais aussi dans de nombreux pays du monde.

Par valprepastorale.over-blog.com
Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 09:51

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Se recentrer sur le Christ

«Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils

pas ? » À cette question qui semblait

perturber les disciples de Jean Baptiste, la

réponse de Jésus est simple et claire : « Un

temps viendra où l’Époux leur sera enlevé

et alors ils jeûneront. » Les disciples du

Christ ne jeûnaient pas parce qu’ils étaient

avec le Maître.

Le Carême est le temps que le Christ nous

propose à travers son Église pour nous

centrer sur l’essentiel de notre vie

humaine et spirituelle. Un temps de

retrouvailles avec le Maître. Ce temps

nous rappelle notre vocation baptismale.

Il nous fait entrer dans une dynamique de

conversion qui rejoint notre existence et

notre réalité humaine quotidienne. Toute

notre vie chrétienne est appelée à cette

conversion.

Par le jeûne nous sommes invités à nous

décentrer de nous-mêmes pour nous

recentrer sur le Christ, à nous vider de

nous-mêmes pour être remplis de l’Esprit.

Le renoncement et l’abstinence font partie

des dynamismes de conversion qui

permettent à l’être humain de retrouver

sa vraie vocation à la liberté. Il s’agit de

laisser Dieu travailler en nous, de laisser

l’Esprit faire tomber les obstacles qui

nous ramènent sans cesse à nous au lieu

de nous ouvrir à Dieu et au prochain. _

Frère Teddy Eloko,

assomptionniste

en communauté à Cachan,

France

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