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Communauté Assomptioniiste
VALPRE
1 chemin de chalin
69130 ECULLY
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Pour nous rencontrer voici comment venir à
Valpré
Les Augustins de l'Assomption animent le centre d'accueil de Valpré depuis 1947. D'abord maison d'étude pour la congrégation, le centre s'est ouvert aux groupes et aux associations dans les
années 70. Totalement rénové en 1997 Valpré connait aujourd'hui une expansion croissante. Valpré accueille de nombreux groupes de professionnels, sans pour autant réduire son accueil de groupes
confessionnels. Les Assomptionnistes accompagnent le développement de cette "oeuvre-entreprise".
La pastorale à Valpré s'appuie sur les compétences multiples que fédère Valpré ainsi aux cotés de la communauté des Assomptionnistes près d'une vingtaine de salariés assurent un accueil
chaleureux et de qualité, un groupe de familiers la "Communauté Chrétienne" propose des animations diverses.
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Messe
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La force de la vie
Injustices, coups et blessures, lynchage et
meurtre…Souvent, la spirale de la violence
paraît ne pas avoir de limites.
Et pourtant, ce passage de l’évangile de
Matthieu apporte une réponse décisive : le
fils du maître de la vigne, c’est-à-dire Jésus,
donne librement sa vie. Son Père ne l’abandonne
pas. La puissance de la résurrection est
plus forte que toutes les forces de mort. Jésus
met un terme définitif au cycle infernal de la
souffrance et de la vengeance.
Munis de cette conviction fondamentale,
puissions-nous réorienter, dynamiser, renouveler
toutes nos relations. Éteignons les foyers
de conflit avant qu’ils ne brûlent tout en nous
et autour de nous. Soyons des faiseurs de paix.
Témoignons de la force de cette vie. Elle nous
vient de Dieu lui-même.
Père Jean-François Petit,
assomptionniste
en communauté à Paris,
France
TROUVER SA VOCATION AVEC LES ASSOMPTIONNISTES ?
« Viens et vois! » Cet appel, l’Assomption a été, il y a plus de 30 ans, la première congrégation en
France à oser le lancer à des jeunes, allant jusqu’à partager avec eux la vie de ses communautés.
Aujourd’hui, foyers ou communauté d’accueil et de discernement permettent à des jeunes étudiants
et à des jeunes professionnels d’approfondir leur foi à travers une vie de partage, d’amitié, de prière
et de service…Véritables « écoles de vie », pareilles propositions invitent chaque jeune à chercher
et donner un sens à sa vie pour fonder toute son existence sur le Christ. « La foi ne résulte pas d’un
choix éthique, mais d’un événement, d’une rencontre qui donne à une vie son orientation décisive » disait
Benoît XVI dans l’introduction à sa première encyclique. En proposant la vie communautaire à des
jeunes, l’Assomption actualise le charisme de son fondateur en cherchant à créer l’événement qui
leur permettra de rencontrer toujours plus le Christ, de grandir dans l’amitié avec lui et d’oeuvrer
pour que vienne son règne.
Les interrogations que soulève l’initiative privée d’une confession par téléphone pour 0, 34 cts d’euro méritent
une petite réflexion sur cette étonnante proposition qui n’est pas une forme extraordinaire d’un rite de l’Église catholique.
Pénitence ou Confidence ? : quelques observations sur la polysémie du nom Confession.
Le terme même de confession ne recouvre pas aujourd’hui un seul et unique sens. Que l’on soit catholique ou non, que l’on soit jeune ou plus âgé, que l’on soit pratiquant occasionnel ou
très régulier… la compréhension du sens du mot confession est variable. En effet quel rapport y a-t-il entre la rencontre personnelle avec un prêtre dans un confessionnal discret et
silencieux (souvenir qu’en ont le plus souvent nos aînés) et la pièce-studio de la ferme des célébrités de TF1, où l’interlocuteur qui reçoit les confidences de la
« célébrité » est une caméra reliée à plusieurs millions de personnes
invisibles et silencieuses (représentation générale des jeunes générations) ?
En utilisant les termes de « Seigneur » et de « confession », le Fil du Seigneur, confessez-vous par téléphone jette
la confusion et entretient un malentendu abusif pour des termes qui, une fois associés, appartiennent au champ lexical de l’église. Mais au bout du
fil, il n’y a ni prêtre ni Seigneur pour vous écouter !
Le Fil du Seigneur, confessez-vous par téléphone n’a pas inventé un concept ! Il propose ce qui existe depuis longtemps dans l’église et dans d’autres associations où des professionnels de l’écoute accueillent le drame de la solitude, des angoisses, des peines, et toutes les
confidences de ceux qui composent des numéros de téléphone dédiés et reconnus. Mais il en parasite consciemment l’esprit. En brouillant le sens des mots, en jouant sur leur combinaison, en
exploitant le temps du carême pour lancer cette initiative (temps privilégié pour se préparer à vivre réconcilié avec les fêtes de Pâques qui approchent), les concepteurs de cette initiative
privée ne s’y sont pas trompés ! Le trouble existe, et plus grave encore : il y a dol. La proposition payante du Fil du Seigneur, confessez-vous par téléphone est totalement
étrangère au sacrement de pénitence et de réconciliation qu’offre gratuitement l’église catholique.
Un garde-fou : Le Rituel.
Les sacrements de l’église sont au service des
personnes. Les conditions de forme pour les sacrements, sont codifiées par les rituels, afin d’éviter tout excès ou interprétation
délirante.
Le rituel du sacrement qui nous occupe et que l’on appelle un peu rapidement la confession (qui n’en est qu’un aspect), s’intitule en fait Célébrer la pénitence et la réconciliation.
Le sacrement n’est pas centré sur la seule parole du pénitent, a fortiori sur son péché ! Il est d’abord une invitation à la conversion (pénitence) et à la croyance en la Bonne Nouvelle (Mc 1, 15) ; il s’inscrit dans l’histoire du Salut dont parlent les prophètes de l’Ancien Testament et qu’accomplit Jésus Christ. Dans le sacrement, la Parole de Dieu tient une place majeure entre le prêtre et le pénitent mais aussi dans un cadre ecclésiale communautaire. Cette Parole révèle la dignité insoupçonnée de l’homme et la profondeur du mal, pour une prise de conscience du pénitent et de l’église de cet avenir que Dieu ouvre aux hommes. Le sacrement dans le rituel de l’église est également une occasion de joie profonde pour ceux qui sont reconnus et accueillis, prolongeant ainsi la façon dont Jésus se comportait avec les « mal aimés » et les « mal aimant » ; ces derniers découvrent le prix qu’ils ont aux yeux de Dieu.
Si elle comporte une dimension individuelle, la démarche du rituel de l’église est aussi comme pour tout sacrement une démarche ecclésiale. La notion de corps ecclésial, de communauté est fondamentale. Il s’agit pour l’église entière, de vivre réconciliée ad intra et ad extra, l’Evangile au cœur du monde pour manifester la Sainteté de Dieu. Pour cela la communauté ecclésiale a besoin de la grâce du Seigneur, de son pardon, de sa tendresse et de sa force, mais aussi du soutien et de la prière de tous ses membres. Cela se concrétise de multiples façons : le pardon mutuel, le partage, le refus de l’injustice, l’engagement apostolique la prière,…
Le rituel propose plusieurs modalités pour vivre le sacrement. Le plus souvent, le sacrement est préparé par un temps de prière en communauté, puis chacun va rencontrer individuellement le prêtre pour reconnaître ses péchés, recevoir une satisfaction (le prêtre donne un conseil au pénitent en fonction de la gravité et de la nature de ses péchés), prier, recevoir l’absolution, et reconnaitre la miséricorde de Dieu en rendant grâce. L’action de grâce se fait le plus souvent en commun par tous ceux qui ont reçu l’absolution.
La présence d’un prêtre, ministre ordonné de l’église, est absolument requise pour le sacrement de pénitence et réconciliation. Le prêtre n’est pas présent en son nom propre, mais au nom de la mission de service que lui a donné l’église. Il est au service d’une rencontre personnelle. Les présences réelles du prêtre et du pénitent face à face, permettent l’irremplaçable rencontre et une communication incarnée toute en nuance : paroles, silences, attitudes,… que le téléphone ne permet pas d’apprécier.
Le poids des mots
Le rituel au numéro 5 affirme que « chacun des mots peut, d’une certaine façon, être utilisé pour désigner la réalité en cause ; mais il faut cependant noter qu’aucun, à lui seul, ne peut exprimer de façon adéquate le tout du sacrement.
Confesser, (du verbe latin confiteri qui signifie reconnaître comme évident, dévoiler, indiquer, avouer, manifester,…), c’est donc avouer à la fois le mal commis, mais surtout reconnaître l’amour et le pardon du Seigneur toujours offert.
Conversion, (du latin conuersio qui signifie changement, mutation, révolution,...) désigne le changement radical d’orientation de toute la vie. Il s’agit de retrouver la vie de disciple selon l’Evangile.
Pénitence, exprime l’ensemble des actes de l’homme par lesquels ce changement d’orientation s’opère et fructifie tout au long de la vie.
Pardon, renvoie à l’initiative de Dieu qui fait miséricorde.
Réconciliation désigne surtout le but et le résultat de tout le processus : l’amitié renouée entre Dieu et l’homme : l’Alliance !
Parler seulement de conversion ou de pénitence risque de centrer l’attention uniquement sur les efforts de l’homme. à l’inverse, parler seulement de pardon risque de conduire à ne voir que le don de Dieu, en omettant ce qui relève de la démarche de l’homme. Enfin parler de réconciliation seulement, c’est affirmer trop vite comme une chose acquise ce qui ne se réalise qu’en terme de processus. Pour être réconcilié, il ne suffit pas que Dieu veuille pardonner au pécheur ; il ne suffit pas que le pécheur regrette ce qu’il a fait ; il faut que pardon et repentir se rejoignent.
La malhonnêteté patente des instigateurs de cette initiative le Fil du Seigneur, confessez-vous par téléphone interroge l’Eglise. Cette initiative nous provoque peut-être à préciser le sens du sacrement de pénitence et de réconciliation, la manière dont nous en parlons et le proposons. Le Fil du Seigneur, confessez-vous par téléphone nous oblige à considérer encore plus, les demandes de nos contemporains : d’un besoin de « se confesser », d’une écoute personnelle de leur vie et de leur parcours fait d’ombre et de lumière, d’une discrétion, d’une disponibilité réelle, de temps et bien sur d’une parole de personne à personne. Le Sacrement contient cet offre et bien plus encore, le tout : gratuitement et accompagné par un frère réel et non virtuel qui écoute ! Alors quelle réponse pour cette demande de nos contemporains ?

De quel côté nous situons-nous?
«Le coeur de l'homme est compliqué et
malade! » N’est-ce pas ce que nous
découvrons souvent en scrutant notre propre
coeur ? C'est pour nous aider à y voir plus
clair que Dieu nous adresse sa Parole. Et,
pour nous encourager à faire les bons choix,
il force volontiers le trait. Par la bouche du
prophète Jérémie, il met en contraste radical
les « deux voies » qui se présentent à
nous.
Et Jésus, en nous racontant la parabole du
riche et de Lazare, nous fait entrevoir
l’aboutissement de ces deux voies. Jésus,
comme Jérémie, met en évidence le « grand
abîme » qui sépare celui qui « met sa
confiance dans le Seigneur » de celui dont
« le coeur se détourne du Seigneur ».
De quel côté nous situons-nous? Il n’est pas
trop tard pour écouter Moïse et les
prophètes, pour vivre, avec Jésus, le grand
commandement qui les résume tout entiers,
et pour nous porter, avec lui, « là où Dieu est
menacé dans l’homme et où l’homme est
menacé comme image de Dieu » (Règle de
Vie des Augustins de l’Assomption). _
Père André Brombart,
assomptionniste
assistant général
en communauté à Rome,
Italie
QUE FONT LES ASSOMPTIONNISTES EN FRANCE?
Dans un monde fracturé, dans une Église divisée, les Assomptionnistes veulent être des hommes
de communion et de partage, solidaires des plus pauvres. Unité, vérité et charité sont indissociables.
Rejetant les préjugés et les exclusions, ils s’engagent dans l’accueil et le dialogue.
En France, ils travaillent dans de nombreux secteurs, notamment auprès des sans-papiers, des
migrants ou des malades. Ils accompagnent de nombreux pèlerinages, en Terre sainte, sur les pas
de saint Paul, et bien sûr à Lourdes, le 15 août pour le Pèlerinage national. Présents dans des
mouvements de jeunes, ils animent aussi la vie de paroisses. Ils sont investis dans la recherche
théologique et dans l’enseignement. Certains travaillent dans un groupe de presse qu’ils ont fondé
en 1873, Bayard, oeuvre-entreprise qui leur permet de faire vivre et entendre une présence
chrétienne au sein de la société française mais aussi dans de nombreux pays du monde.
Vivre de la vie du Christ
Les deux frères dont nous parle l’évangile
de ce jour avaient-ils besoin de leur
mère pour être introduits auprès de Jésus ?
Surtout vu la demande qui est faite pour
eux, et la réponse qu’eux-mêmes sont
capables d’adresser à Jésus !
Cette mère cherche à placer ses fils auprès
d’un homme de pouvoir. Son désir vise à
leur permettre d’être aux cotés de Jésus, un
peu comme de proches collaborateurs.
Jésus, dans sa réponse aux disciples, les
invite à entendre autrement le désir exprimé
par leur mère. Jacques et Jean sont soudain
conviés à demeurer avec le Christ.
Et c’est bien de cela dont il s’agit. Vivre de
la vie du Christ suppose d’être serviteur
comme lui. C’est ce chemin que Jésus
propose aux disciples pour qu’ils partagent
sa royauté. Jacques et Jean n’en espéraient
sans doute pas autant ! _
Père Benoît Gschwind,
assomptionniste
en communauté à Paris,
France
LA PREMIÈRE LECTURE NOUS PLONGE dans
l’histoire du peuple d’Israël et l’apprentissage
de la loi du Seigneur, pour le peuple
qui devient celui choisi par Dieu. Le peuple
se trouvant dans le désert apprend à connaître
son Dieu. Le terme « aujourd’hui », répété trois
fois, rythme ce texte. Il peut être un appel à la
conversion dès aujourd’hui.
Dans l’évangile, nous pouvons voir tout au
long du chapitre 5 comme Jésus apprend à ses
disciples le nouveau commandement : celui
d’amour, qui dépasse toute frontière, race ou
religion. C’est un « aujourd’hui » pour nous
aider à dépasser tout ce qui peut nous séparer
de nos frères, de nos voisins… Jésus nous
demande de les aimer dès maintenant, comme
il nous a aimés. Ainsi, nous serons reconnus
comme ses disciples.
Le Carême peut être pour nous ce que le désert
ou la montagne était pour le peuple d’Israël
ou les disciples. Un lieu, un moment particulier
où ils sont appelés à la conversion, où Dieu
prend son temps pour changer radicalement
notre coeur de pierre en coeur de chair.
Le père Emmanuel d’Alzon, fondateur des
Assomptionnistes, a donné comme devise à la
congrégation qu’il a fondée « Que ton règne
vienne ». Une devise que chacun peut s’approprier
encore aujourd’hui. Le Carême s’y
prête bien. _
Iulian Andrei,
assomptionniste
en communauté à Lille,
France
TROUVER SA VOCATION AVEC LES ASSOMPTIONNISTES ?
« Viens et vois! » Cet appel, l’Assomption a été, il y a plus de 30 ans, la première congrégation en
France à oser le lancer à des jeunes, allant jusqu’à partager avec eux la vie de ses communautés.
Aujourd’hui, foyers ou communauté d’accueil et de discernement permettent à des jeunes étudiants
et à des jeunes professionnels d’approfondir leur foi à travers une vie de partage, d’amitié, de prière
et de service…Véritables « écoles de vie », pareilles propositions invitent chaque jeune à chercher
et donner un sens à sa vie pour fonder toute son existence sur le Christ. « La foi ne résulte pas d’un
choix éthique, mais d’un événement, d’une rencontre qui donne à une vie son orientation décisive » disait
Benoît XVI dans l’introduction à sa première encyclique. En proposant la vie communautaire à des
jeunes, l’Assomption actualise le charisme de son fondateur en cherchant à créer l’événement qui
leur permettra de rencontrer toujours plus le Christ, de grandir dans l’amitié avec lui et d’oeuvrer
pour que vienne son règne.
«La perfection n'est pas de ce monde »,
et « le mieux est l'ennemi du bien ».
Pourtant, nous recevons aujourd'hui l'appel
exigeant à un surpassement : « Si votre
justice ne surpasse pas celle des scribes et
des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le
royaume des cieux. » Je ne crois pas que
Jésus nous appelle à un effort surhumain.
S'il nous inquiète sans doute, il nous montre
cependant le lieu où nous allons apprendre
notre justice.
L’évangile nous invite à nous réconcilier
d’abord avec notre frère. Nous connaissons
aussi ces versets du prophète Isaïe :
« Renvoyer libre l'opprimé, partager ton
pain avec l'affamé, ramener chez toi le pauvre
des rues, couvrir celui que tu vois nu,
c'est ta propre chair que tu ne fuis plus.
Alors, devant toi marchera ta justice. »
(Is 58, 6-8.) Je pense que c'est plutôt là que
se joue la justice. Jésus nous montre celui qui
pique ou blesse notre vie : « notre adversaire
». Le don de Dieu – nos vies fragiles –
peut déborder en espérance de paix ou en
gestes de réconciliation. Notre justice est
dans ce don.
Frère Régis Grosperrin,
assomptionniste
en communauté à Toulouse,
France

Cette parole de Jésus semble simple à
comprendre, mais elle est difficile à
mettre en pratique. Si Jésus a insisté sur ce
commandement il y a deux mille ans, c’est
qu'il a toujours posé problème aux hommes.
Aujourd’hui, en ce début de Carême, ces
mots nous sont adressés par l’Église, qui a
conservé et transmis fidèlement la parole du
Christ. Et c’est à nous de les écouter et de les
faire nôtres, comme si c’était le Christ luimême
qui les disait à chacun de nous, qu'il
nous invitait à nous rassembler autour de
lui et à devenir ses disciples.
Mais à qui demander ? Comment
demander ? Que demander ? Voilà les
questions de nombre de nos contemporains
et surtout des jeunes de mon âge, qui n’ont
pas appris à demander et à qui rien n'a
vraiment été transmis ou qui découvrent
tout. Souvent, rien ne nous a été donné en
héritage, si ce n'est un : « Tu es grand, tu
peux choisir tout seul ! » En expérimentant
moi-même cette « liberté », j’ai seulement
compris que les questions essentielles, les
demandes existentielles s’accumulent. Alors,
notre coeur assoiffé souffre, cherchant à qui
demander de l'aide et reconnaissant que,
seul, il ne peut rien!
Dans l’évangile d’aujourd’hui, le Christ
m’adresse une parole de réconfort, qui n’a
pas peur de me rejoindre dans mon désarroi.
Il m’invite à le suivre dans le désert pendant
quarante jours en adoptant une attitude
de fils comme lui, et en demandant au Père
les « bonnes choses » qu'il est prêt à me
donner. La prière toute confiante et tout
abandonnée de la reine Esther, dans la première
lecture, me montre quelle voie
emprunter pour devenir fils devant le Père.
C’est ce chemin que le Christ m'indique
pour traverser ma vie de désert et rejoindre
le Père : il m'attend bras ouverts, avec une
table remplie des bonnes choses dont j’ai
besoin pour comprendre son amour profond
pour moi. _
Frère Martin Dulchev,
assomptionniste
en communauté à Florence,
Italie
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Un Dieu étonnant et déroutant
À quelle conversion Jésus m’appelle-t-il
aujourd’hui ? Pour moi, qui sont les gens
de Ninive? Ces personnes à qui je n’accorde
pas ma foi, ces personnes dont je ne crois pas
la conversion possible? Celles que j’exclus
de mon cercle, de mon clan, de ma race_ de
ma chapelle et de mon église.
Et si c’étaient elles qui m’indiquaient un
chemin vers Dieu? Et si c’étaient elles qui
me parlaient de Dieu?
Car Dieu est étonnant. Son passage dans
ma vie est déroutant. Il aime tellement parler
par les autres, ceux qui me paraissent
étrangers ou différents.
Qui est alors le Jonas de ma vie ? Qui est
ma reine de Saba ? Riche ou pauvre, puissant
ou faible, proche ou lointain, le Seigneur
se sert de multiples instruments pour me
faire signe et parler de lui. C’est sa Parole –
si riche en ce temps de Carême – qui me
permet de découvrir celui qui est plus grand
que Jonas et que Salomon, celui qui
m’indique la voie de la vie et du bonheur.
Seigneur, donne-moi la simplicité des païens
de Ninive, pour écouter ta Parole et les
personnes que tu mets sur ma route : elles
me parlent de toi.
Père Bernard Holzer,
assomptionniste
en communauté à Manille,
Philippines
ASSOMPTIONNISTES : FILS SPIRITUELS DU PÈRE EMMANUEL D’ALZON
Le père Emmanuel d’Alzon, fondateur des Assomptionnistes fut un passionné de Jésus Christ. Sa
passion, transmise à ses frères demeure vive encore aujourd’hui. La devise qu’il choisit pour sa
congrégation est symbolisée par les lettres « A. R. T. » :
Adveniat regnuum tuum. Que ton règne vienne !
Avec pugnacité, ses fils spirituels veulent témoigner à temps et contretemps du Christ, chemin de
vie et de vérité. D’où qu’ils viennent, les Assomptionnistes ont toujours privilégié la vie
communautaire : leur quotidien est de vivre, prier, aimer et agir comme des frères. Appelés par le
Christ, ils sont envoyés par lui pour servir leurs frères en annonçant la Bonne Nouvelle, témoigner
de la miséricorde du Père et servir l’Église. Comme le dit saint Paul, auquel le père d’Alzon emprunte
sa devise personnelle, ils revêtent le Christ pour faire leur ses sentiments, ses paroles, ses actions.

Notre Père
La prière du Notre Père ! Nous l’avons
dite tant de fois en famille, entre amis,
entre frères rassemblés et ce, eucharistie
après eucharistie. Elle est de toutes nos
célébrations : les baptêmes comme les
premières communions, les mariages et les
prières à la maison, mais aussi les obsèques
et les soirs d’angoisse.
Pourquoi ? Parce que cette prière ne se
« fait pas », elle « nous fait » : elle nous
construit dans le temps. Mots après mots,
dans tous les lieux où nous la murmurons
elle fait de nous des fils et des filles de
ce Père vers lequel le Fils nous invite à nous
tourner.
L’Assomptionniste que je suis, s’attache
chaque jour, avec ses frères et soeurs de la
famille de l’Assomption, à méditer
particulièrement une des demandes du
Notre Père : « Que ton règne vienne ! »Cette
demande est la devise que notre fondateur,
le père Emmanuel d’Alzon a voulue pour
notre congrégation.
Elle est aussi notre mission au coeur de
l’Église : « faire venir le Règne de Dieu en
nous et autour de nous », c’est-à-dire
accepter de devenir fils et frère de tous
pour qu’un jour tous les hommes puissent
dire « Notre Père » en vérité.
Père Sébastien Antoni,
assomptionniste
en communauté à Valpré, Écully (69),
France
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QUI SONT LES ASSOMPTIONNISTES ?
La passion commune des Assomptionnistes est de redonner sa place à Jésus Christ. L’Évangile est
leur boussole. À la suite de Jésus, ils choisissent la pauvreté, la chasteté et l’obéissance qui sont les
trois voeux traditionnels que prononce tout religieux. L’inconnu ne les effraye pas. Ils sont partis très
tôt à la rencontre des Églises orthodoxes, en Europe centrale et orientale. Passionnés par l’Évangile
qu’ils veulent répandre en tout lieu et partager avec tout homme, ils se sont mis au service des plus
pauvres et des laissés-pour-compte, tout comme à celui des personnes qui ont un pouvoir de
décision dans la société, notamment à travers la presse et l’édition. Hommes d’action, ils ne travaillent
pas seuls mais fédèrent autour d’eux les bonnes volontés. Nombreux sont les laïcs qui oeuvrent à
leurs cotés. Au service de l’Église et des vocations, ils accueillent dans leurs communautés de
nombreux jeunes pour les aider à discerner leur vocation et à donner du sens à leur vie. En un mot,
ils sont hommes de foi et hommes de ce temps !

Nous poursuivons la méditation des Évangiles du carême, aujourd'hui avec le P. Jacques Nieuviarts
Simon-Pierre, notre frère de sang
La fête de la Chaire de saint Pierre place
un magnifique caillou blanc sur le chemin
de Pâques.
Jésus est allé avec ses disciples jusqu’aux
sources du Jourdain, au pied du mont
Hermon : à Césarée de Philippe, Banias
aujourd’hui. En ce lieu, de tous côtés, on
entend le chant des sources, qui peu à peu
s’assemblent pour former le Jourdain. Et
Jésus demande à ses disciples qui est le Fils
de l’homme, d’après ce que disent les
hommes. Ils disent le chant des sources,
pressentant la clarté : un prophète comme
Jean-Baptiste, Élie, Jérémie. Un homme de
la clarté de Dieu.
Mais « pour vous, qui suis-je? » Il faut donc
passer à l’acte de parole, à l’engagement de
tout son être en face de Jésus. N’est-ce pas
cela aussi pour nous la marche vers Pâques?
Entendre le chant des sources, mais
accueillir aussi, en amont, la source elle-même,
issue du coeur de la montagne, et,
s’agissant de Jésus, l’abîme d’une révélation,
qui vient de bien en amont de l’homme.
Heureux qui, comme Pierre, se laisse
traverser par cette révélation, puissance de
résurrection qui traverse l’homme et instaure
en lui la marque totale de Dieu. Et sur une
telle parole on fonde une Église, l’Église de
Jésus, plus forte que le mal, et infiniment
plus claire que les rides que nous lui
connaissons. _
Père Jacques Nieuviarts,
assomptionniste
en communauté à Paris,
France
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ADVENIAT : UNE AUBERGE DE JEUNESSE CHRÉTIENNE EN PLEIN COEUR DE PARIS !
Printemps 2010 : les Assomptionnistes ouvrent au coeur de Paris une auberge de jeunesse chrétienne.
Elle sera ouverte à tous les jeunes de passage à Paris. Lieu de contact entre le monde des jeunes et
l’Évangile, la foi et l’Église, elle sera un lieu d’annonce du Christ ressuscité, un lieu proposant la
radicalité de la vie fraternelle et de la prière.
L’auberge de jeunesse chrétienne Adveniat offrira toute une série de propositions :
• Participer à la prière de la communauté assomptionniste.
• Découvrir des propositions ecclésiales existantes en région parisienne (aumôneries d’étudiants,
groupes de prière, groupes bibliques,...).
• Donner quelques heures de bénévolat social (soupes populaires, banque alimentaire...).
• Visiter autrement le patrimoine religieux parisien (Notre-Dame, Sainte-Chapelle, etc.).
• Découvrir un Paris « différent »: structures d’accueil de sans-logis et sans papiers, communautés
immigrées, café chrétien,...) et rencontrer des familles autour d’un repas.
Tel qu’Il est ? C’est-à-dire tel qu’Il se révèle en Jésus de Nazareth ? Ou bien fais-tu ‘’Satan’’
comme cela est montré dans les tentations, Parole de Dieu pour ce premier dimanche de Carême.
‘’Si tu es fils de Dieu’’ lui est-il suggéré deux fois sur trois. ‘’Si tu es fils de Dieu’’ et puisque tu as faim, ordonne à ces pierres de devenir du pain. Mais Jésus ne veut pas. Qu’est-ce qui l’empêche ? Ne serait-il pas fils de Dieu, capable de tout faire y compris de se nourrir en transformant ‘’magiquement’’ ce qui habituellement n’est pas très nourrissant : des pierres ?
Eh bien non il n’est pas ce genre de fils de Dieu.
Et pourtant il est fils ! Que faut-il donc comprendre ? La réponse qu’il donne nous suffit-elle ? Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre.
Acceptes-tu cette parole ?
Jésus refuse de se fournir à lui-même l’aliment dont il a besoin. Attend-il tout du Père ? Conteste-t-il le primat si courant de l’économique sur d’autres nourritures encore plus nécessaires
à la vie ? Jésus a jeûné. Le jeûne creuse-t-il une faim bénéfique ? Oriente-t-il vers la reconnaissance que tout vient de Dieu ?
Que la vie et tout ce qui l’entretient est un don ?
Tout est don dit le Christ. Tout est dû disons-nous !
La différence est grande, qu’acceptes-tu de dire ?
La deuxième tentation n’attaque pas le Christ selon la formule que nous venons d’entendre, mais lui fait miroiter le pouvoir, la vanité de dominer ce qui lui permettrait de voir d’un seul regard tous les royaumes de la terre et de les posséder. Curieuse tentation qui laisserait entendre que Dieu ne les possède pas, alors que nous le disons souvent, n’est-il pas tout puissant ? La possession quelle qu’elle soit, la main mise sur les autres, avoir des royaumes sous sa propre tutelle n’est pas le fait de Dieu.
Dieu ne possède pas.
Le Satan se vante de pouvoir le faire et l’on pense qu’il en est de même pour Dieu et l’on rêve de partager tant soit peu ce pouvoir. Vouloir posséder, se vanter de régner en maître, asservir et
se faire servir n’est-ce pas alors vendre son être au diable ?
Tu n’adoreras que Dieu seul.
Dieu ne règne pas à la manière de notre imaginaire, de notre façon de faire. Dieu crée, fait advenir dans la liberté. Sa puissance est don de vie. Dieu crée le monde et ce monde ne lui
appartient pas. Il le donne à ceux qui à leur tour le donneront aux autres…Le donneront… !
Accepteras-tu ce Dieu, que Jésus nous révèle et qui n’est que pur Don ? Te détourneras-tu de celui qui le singe et qui veut posséder et le monde et les hommes ?
Et voici la troisième avec de nouveau l’appellation de fils de Dieu. Es-tu bien sûr, toi ‘’si tu es fils de Dieu’’ que Dieu porte envers toi une telle bienveillance que rien ne pourrait t’arriver de pénible ? Es-tu bien sûr de sa Parole ? De son amour tel qu’il te l’a dit (cf. le baptême) ? Des preuves n’est-ce pas le minimum à exiger afin que tu sois sûr? Jette-toi en bas. Dieu interviendra et tout le monde croira ! N’est-elle pas tapie en nous quelque part cette tentation de demander à Dieu une action d’éclat pour qu’enfin on y croie ?
Non, répond le Christ, on ne met pas Dieu à l’épreuve !
Car autre est l’être de Dieu… il attire de l’intérieur du cœur. Ce n’est pas son pouvoir qu’il veut qu’on reconnaisse mais qu’il est don lui-même, purement Don au point que ce qui est, relève de
ce Don.
Accepteras-tu que Dieu se taise maintenant puisqu’il nous a tout dit et qu’entre lui et nous il y a connivence puisque s’il est Don nous sommes des donnés ? …
Entrer dans le Carême, laisser l’Esprit agir,
faire un peu de désert,
rien que pour mieux voir Dieu et lui laisser nous dire qui nous sommes pour Lui.
Notre vie devient lumière pour les autres
Entrer chez les pécheurs, pire encore,
manger avec eux ! Voilà qui est scandaleux
aux yeux des Pharisiens. Comme
hommes religieux, soucieux d’une grande
pureté et d’une stricte observance de la Loi,
ils se référaient certainement aussi au
psaume 1 : « Heureux l’homme qui ne prend
pas le chemin des impies, qui ne fréquente
pas l’assemblée des pécheurs. » (Ps 1, 1.)
Celui qui se prétendait être Fils de Dieu « se
souillait » en se rapprochant des publicains
et des pécheurs.
En effet, le fondamentalisme mesquin qui
caractérise l’interprétation scripturaire des
Pharisiens a conduit à une confusion entre
le péché et le pécheur. Du coup, la Loi perd
son sens car, au lieu de faire participer à la
vie en Dieu, elle fait des exclus (les pécheurs)
dans la société. Jésus survient donc comme
une interprétation nouvelle de la Loi appréhendée
comme parole d’amour de Dieu.
Jésus est donc l’Amour du coeur de Dieu
dans lequel nul n’est exclu. C’est ce qui
transparaît dans son entourage. Nul n’y est
exclu sauf ceux qui se croient être les seuls
dignes à pouvoir l’entourer et qui s’en éloignent
mécontents de voir « le pain des
enfants être jeté aux chiens ».
Le festin que le publicain Lévi offre au
Seigneur, symbolise l’ouverture d’un coeur
qui accueille « l’amoureux de tous », en la
personne du Seigneur. Il n’y vient pas seul.
Vouloir qu’il vienne tout seul, c’est vouloir
un autre que lui. Comme lui, nous sommes
tous appelés à donner de la place à tout le
monde dans notre coeur. Cela suppose de
croire au droit de chacun à la vie, et, concrètement,
de prendre en souci le désir du malheureux.
C’est de cette manière que notre vie
devient lumière pour les autres, comme le dit
le prophète Isaïe (cf. Is 58, 9-10) ; c’est ainsi
que nous pouvons devenir « d’autres
christs » pour les exclus d’aujourd’hui. _
Père Gervais Mulimu,
assomptionniste
en communauté à Paris,
France
QUE FONT LES ASSOMPTIONNISTES EN FRANCE?
Dans un monde fracturé, dans une Église divisée, les Assomptionnistes veulent être des hommes
de communion et de partage, solidaires des plus pauvres. Unité, vérité et charité sont indissociables.
Rejetant les préjugés et les exclusions, ils s’engagent dans l’accueil et le dialogue.
En France, ils travaillent dans de nombreux secteurs, notamment auprès des sans-papiers, des
migrants ou des malades. Ils accompagnent de nombreux pèlerinages, en Terre sainte, sur les pas
de saint Paul, et bien sûr à Lourdes, le 15 août pour le Pèlerinage national. Présents dans des
mouvements de jeunes, ils animent aussi la vie de paroisses. Ils sont investis dans la recherche
théologique et dans l’enseignement. Certains travaillent dans un groupe de presse qu’ils ont fondé
en 1873, Bayard, oeuvre-entreprise qui leur permet de faire vivre et entendre une présence
chrétienne au sein de la société française mais aussi dans de nombreux pays du monde.

Se recentrer sur le Christ
«Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils
pas ? » À cette question qui semblait
perturber les disciples de Jean Baptiste, la
réponse de Jésus est simple et claire : « Un
temps viendra où l’Époux leur sera enlevé
et alors ils jeûneront. » Les disciples du
Christ ne jeûnaient pas parce qu’ils étaient
avec le Maître.
Le Carême est le temps que le Christ nous
propose à travers son Église pour nous
centrer sur l’essentiel de notre vie
humaine et spirituelle. Un temps de
retrouvailles avec le Maître. Ce temps
nous rappelle notre vocation baptismale.
Il nous fait entrer dans une dynamique de
conversion qui rejoint notre existence et
notre réalité humaine quotidienne. Toute
notre vie chrétienne est appelée à cette
conversion.
Par le jeûne nous sommes invités à nous
décentrer de nous-mêmes pour nous
recentrer sur le Christ, à nous vider de
nous-mêmes pour être remplis de l’Esprit.
Le renoncement et l’abstinence font partie
des dynamismes de conversion qui
permettent à l’être humain de retrouver
sa vraie vocation à la liberté. Il s’agit de
laisser Dieu travailler en nous, de laisser
l’Esprit faire tomber les obstacles qui
nous ramènent sans cesse à nous au lieu
de nous ouvrir à Dieu et au prochain. _
Frère Teddy Eloko,
assomptionniste
en communauté à Cachan,
France